Alain d'ORANGE fait partie de ces dessinateurs
peu connus et pourtant bourrés de talents qui poursuivent
leur bonhomme de chemin sans être inquiétés par
les "spécialistes", "exégètes" et autres
"décortiquèurs" de B.D. Pour Alain d'ORANGE c'est
surtout dans le réalisme, en particulier dans le
genre histoires vécues, qu'il a le plus souvent livré
le meilleur de lui même.
C'est en 1949 qu'il débute, lui aussi, comme Brochard et Gloesener, dans les pages de "Fripounet" avec "Les 7 diamants du Dragon". La même année pour "Ames Vaillantes" il illustre,sans la signer, la série des aventures du "Trio Bleu", puis la signature "Alain" et "Alain d'Orange" apparaît timidement (d'ailleurs il ne signe pas toujours ses dessins , mais son style bien particulier nous permet de le reconnaître). La même année il illustre un roman "La cité qui bouge" et depuis il a livré bon nombre d'illustrations et BD en tous genres pour les trois titres des Editions Fleurus.
Pour "Fripounet" de nombreuses biographies et histoires vécues, mais également en récits complets les exploits d'une héroïne "JANY" (scénario de Pélaprat) et récemment un nouveau personnage de cape et d'épée "Cotignac" toujours sur scénario de J. M. Pélaprat.
Pour "Ames Vaillantes" devenue "J2 Magazine" puis "Djin" il a fourni le plus gros de son travail, impossible à recenser, sous forme de récits complets, illustrations et, en récits "à suivre", : les aventures de FREDERIQUE (scénario H. Robitaillie) une jeune fille dans le vent qu'il a promenée aux quatre coins du monde. Il lui arrive rarement de travailler sur ses pro près scénarios mais il y a des exceptions oomme par exemple un récit complet "Chasse en rase-mottes" dans "J2 Magazine" n° 5 de 1974.
Pour "Coeurs Vaillants" devenu "J.2 Jeunes" puis "Formule I" c'est les aventures d'un pilote "Marc Leloup" (texte de J. P. Benoit) qu'il anime de 1962 à 1965. L'année suivante il met en image de façon saisissante des adaptations des romans de Serge Dalens (de la célèbre collection "Signe de Piste") : "Le bracelet de Vermeil" puis "Le Prince Eric" (en 1966/67) et enfin "Deux et deux font cinq" en 1968.
En 1970 c'est"Guislain de Gohor" (scénario de Josselin) en récit complet pour "Formule I" ainsi que les aventures de "Stan" un héros moderne (scénario de Josselin).
Il a aussi travaillé pour "Lisette" dans les années 60, "La semaine de Suzette", "Francs Jeux" (72 73), "L'Intrépide" (1955/57), "Bayard" (à partir de 1953), "Bernadette" (plus de dix ans), etc...
Actuellement, outre Fleurus, il réalise quelques récits complets pour le nouveau "Tintin" et chaque mois quelques pages pour "Terres Lointaines" (mensuel missionnaire des jeunes).
Alain d'Orange, c'est un style vif et enlevé, un style qui bouge, bien documenté et agréable à lire Mais il reste un dessinateur effacé que nous espérons pouvoir, un jour, vous présenter plus longuement .